Exercice : alerte à la pollution maritime
publié le24 Mars 2025
écrit parJean-baptiste Lindner
mis à jour le24 Mars 2025

Les sauveteurs ont déployé barrage de 300 mètres de long capable d’endiguer des pollutions de surface. © DR
Les Sauveteurs en Mer de Beg Meil - Fouesnant ont participé à un exercice de lutte contre les pollutions maritimes.
Une tache sombre et visqueuse trouble les eaux bretonnes. Elle provient d’un cargo en difficulté dans l’anse de Penfoulic, au sud du Finistère. La houle rapproche dangereusement la substance sombre des côtes. Il faut agir au plus vite : ce carburant pourrait nuire à l’environnement local.
Sauveteurs en Mer, sapeurs-pompiers et gendarmes se tiennent prêts à agir. Heureusement, rien de tout cela n’est vrai. Ce scénario imaginaire a été mis en place le 25 septembre 2024 dans le cadre d’un exercice de lutte contre les pollutions maritimes (POLMAR). Un entraînement obligatoire dans toutes les régions côtières, qui a réuni plus de 80 personnes dès 8 heures.
Les Sauveteurs en Mer doivent s’entraîner pour être prêts à intervenir rapidement en cas d’urgence
Six sauveteurs de la station de Beg Meil sont à bord de la SNS 297 Bro Foën. Ils doivent mettre en place un barrage de 300 mètres de long pour protéger Port-la-Forêt de toute pollution. « C’est un vaste accordéon déployé depuis la terre », explique Éric Polaillon, président de la station. Le système est installé entre deux jetées pour empêcher toute pollution d’atteindre l’intérieur des terres. « C’est un peu comme un remorquage classique, mais le moteur de la vedette est davantage sollicité vu la taille de l’installation », complète le bénévole.
La vedette des Sauveteurs en Mer est guidée par les semi-rigides du port et de la gendarmerie. L’enjeu est de correctement se placer pour atteindre les deux côtés de l’anse. « Au départ, on a douté de notre capacité à remorquer le barrage, mais, finalement, tout s’est bien passé, indique Éric Polaillon. Cet exercice a permis de vérifier qu’on est capables d’agir. Si, un jour, ça arrive, nous sommes en mesure d’aider. »
Article rédigé par Clarisse Oudit-Dalençon.