Article Évènement

Les bénévoles à la rencontre des visiteurs du Paris Nautic Show

publié le5 Décembre 2025

écrit parJean-baptiste Lindner

mis à jour le5 Décembre 2025

Le stand au Paris Nautic Show 2025 © Marianne Cossin

Le Paris Nautic Show, salon nautique organisé au parc des expositions du Bourget, s’est déroulé du 26 au 30 novembre. Les Sauveteurs en Mer y tenaient un stand de près de 300 m². Un moment privilégié pour tisser le lien entre sauveteurs et usagers de la mer. 

Les passion­nés de navi­ga­tion retrouvent le salon nautique de Paris en cette dernière semaine de novembre. Après trois ans d’ab­sence, le Paris Nautic Show ouvre ses portes au parc des expo­si­tions du Bour­get. Sous d’im­menses hangars, les quelque 250 expo­sants dévoilent d’im­po­sants voiliers, des équi­pe­ments élec­tro­niques dernier-cri ou des moteurs flam­bants neufs. Au bout d’une longue allée, un stand orange : les Sauve­teurs en Mer présentent leur asso­cia­tion sur près de 300m².

L’oc­ca­sion pour les visi­teurs de décou­vrir quelques-uns des moyens de sauve­tage de la SNSM. Le Sealegs amphi­bie de la station d’Ar­gen­ton-Pors­po­der-Lani­dult (Finis­tère), un canot de sauve­tage gonflable des nageurs sauve­teurs et un semi-rigide SR7 entiè­re­ment remis à neuf. De nombreux équi­pe­ments sont égale­ment présen­tés : gilets géolo­ca­li­sables, combi­nai­sons sèches et casques de protec­tion complètent l’es­pace, offrant aux visi­teurs un aperçu concret du quoti­dien des sauve­teurs. Mais au-delà des maté­riels expo­sés, ce sont surtout les béné­voles qui donnent son âme au stand. 

Des béné­voles venus parta­ger leur passion

Sur le stand, les tenues orange se mêlent aux curieux. Certains béné­voles ont parcouru des centaines de kilo­mètres pour présen­ter l’as­so­cia­tion aux visi­teurs du salon. Bruno, de la station du Barca­rès (Pyré­nées-Orien­tales) et ancien commerçant, a gardé le goût du contact humain. Il est en pleine discus­sion avec un couple intri­gué par un semi-rigide remis à neuf par les équipes tech­niques de la SNSM, exposé sur le stand. « On récu­père un bateau vieux de treize ans et on lui redonne 10 ans de vie. C’est beau, non ? », s’en­thou­siasme le sauve­teur de 54 ans aux cheveux courts poivre et sel.  

À quelques mètres de là, la boutique regorge d’ar­ticles et de produits déri­vés. Les discus­sions fleu­rissent au comp­toir. « C’est un plai­sir. On vient parta­ger ce qui nous anime », souligne Alioune, béné­vole du centre de forma­tion et d’in­ter­ven­tion de Paris, qui a posé un jour de congé pour parti­ci­per. Origi­naire du Séné­gal, il a décou­vert le monde du sauve­tage en mer à son arri­vée en France il y a une dizaine d’an­nées. « Je voulais aider, faire quelque chose d’utile », confie l’homme à la stature impo­sante. Il rejoint alors la SNSM, avant d’être affecté comme nageur sauve­teur sur les plages de Noir­mou­tier puis Saint-Phili­bert. «  Le CFI, c’est un petit cercle. Venir ici, c’est une manière de rencon­trer d’autres sauve­teurs, d’élar­gir nos pers­pec­tives, de comprendre toutes les facettes de l’as­so­cia­tion  », explique-t-il en souriant, alors qu’un jeune visi­teur l’in­ter­roge sur sa forma­tion.  

Le public au rendez-vous : curio­sité, passion … et voca­tions 

De nombreux visi­teurs viennent admi­rer les moyens d’in­ter­ven­tions de la SNSM. Beau­coup découvrent aussi la réalité du sauve­tage en mer. Un père et son fils de 12 ans, origi­naires du Finis­tère mais vivants aujour­d’hui à Paris, s’ar­rêtent longue­ment devant les ques­tions du quizz sécu­rité. Le jeune garçon répond du tac au tac. «  Il veut entrer dans la Marine natio­nale », glisse le père amusé.

Certains visi­teurs, pour­tant fami­liers du monde mari­time, s’ar­rêtent un instant, inter­loqués. « La SNSM, oui, on connaît… mais pas tout ça », admet un couple en obser­vant l’IRB exposé. Une réac­tion clas­sique lors du salon. Bruno, lui, résume la situa­tion d’un geste depuis le poste de conduite du Sealegs : « Les gens voient le bateau qui part et qui revient, mais pas tout ce qui se passe avant. Ici, pour une fois, on peut montrer l’en­vers du décor. » 

Article rédigé par Anatole Lamarre

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