Lucile, 27 ans : « être sauveteur, c'est apprendre des autres »
publié le19 Juin 2025
écrit parJean-baptiste Lindner
mis à jour le19 Juin 2025

Nageuse sauveteuse en charge de la surveillance de la baignade, Lucile s’est aussi formée pour devenir sauveteuse embarquée. © DR
À 27 ans, elle est à la fois nageuse sauveteuse sur les plages durant la saison estivale et sauveteuse embarquée sur des canots. Pour elle, la SNSM est avant tout une aventure humaine.
Lucile Belleperche a découvert les Sauveteurs en Mer très jeune. Enfant, elle passait ses étés aux côtés de son père, un ancien sous-marinier vivant à bord d’un voilier monocoque. Il lui a transmis l’amour de la mer et le sens de la solidarité des gens de mer.
À 20 ans, en 2019, elle s’engage avec la SNSM et complète sa connaissance de l’univers maritime par une formation exigeante de nageuse sauveteuse. « Le travail d’équipe m’a attirée, tout comme le fait de venir en aide aux autres, souligne-t elle. Et aussi la possibilité d’être envoyée dans ces cadres magnifiques, comme Pornichet ou Propriano, en Corse-du-Sud. »
Pour la jeune femme au sourire pétillant, cette première aventure chez les Sauveteurs en Mer est avant tout humaine : « Je retiens les liens que l’on tisse avec ses coéquipiers, insiste-t-elle. Ce sont plus que de simples collègues, c’est une famille. Après une saison ensemble sur les plages, tout le monde repart renforcé. »
Une expérience professionnelle très enrichissante pour l’étudiante, âgée aujourd’hui de 27 ans. Amoureuse de la mer, elle achève un master 2 de biotechnologies marines à l’Institut universitaire européen de la mer de Plouzané, dans le Finistère. À l’issue, elle espère trouver un emploi dans le secteur de la biologie marine et pouvoir ainsi vivre près de la côte. L’occasion de rejoindre l’équipage d’une station de sauvetage.
Être sauveteur, c’est apprendre de l’expérience des autres. Et puis participer aux missions altruistes de la SNSM, c’est une richesse humaine exceptionnelle. C’est continuer ce long sillon tracé par les anciens, qui, probablement dans des conditions plus rudes qu’aujourd’hui, scrutaient leurs côtes au nom du vieux principe de solidarité entre gens de mer. Lucile Belleperche
Engagée pour la formation
Lucile est déjà prête à assumer le rôle de sauveteuse embarquée : elle a suivi et validé les formations de chef de bord sur semi-rigide. Malgré un planning chargé, elle est également engagée au moins huit week-ends par an au Pôle national de formation de la SNSM afin d’entraîner d’autres sauveteurs. Un passage de témoin qui lui tient à cœur.
Article rédigé par Alain Mila.