Maël, 23 ans, sauveteur nantais : « J'ai beaucoup appris en gérant des DPS »
publié le21 Janvier 2026
écrit parChloé ORER
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mis à jour le2 February 2026

Maël Moreau, bénévole à la SNSM et poursuit des études d'économiste de la construction © DR
Maël Moreau, 23 ans, est responsable de l’organisation des dispositifs prévisionnels de secours (DPS) du centre de formation et d’intervention de Nantes. Une fonction prenante, qu’il exerce bénévolement en parallèle de ses études.
Une charge importante à assumer en plus de ses études. Depuis trois ans, Maël Moreau a pris les rênes du pôle Dispositifs Prévisionnels de Secours (DPS) du centre de formation et d’intervention (CFI) de Nantes. Il supervise donc l’organisation des moyens humains et matériels permettant d’assurer la sécurité des participants à des événements d’envergure. Un rôle auquel il ne se destinait pas à ses débuts de nageur sauveteur.
Formé au sauvetage par une autre association, Maël enchaîne d’abord les saisons de surveillance dans un parc aquatique de Vendée. En parallèle, il poursuit ses études en alternance dans le bâtiment pour devenir économiste de la construction, chargé de l’estimation financière des projets. Pour conserver le lien avec le secourisme et le sauvetage, il se rapproche de la SNSM. « Finalement, même avec mon alternance, j’ai pu faire des saisons », sourit celui dont le métier est de jongler avec les chiffres.
Depuis trois ans, le CFI de Nantes a engagé une dynamique en faveur des DPS qui ont un lien avec le sport ou le nautisme. « On a également fait le choix de n’en assurer qu’une petite trentaine par an, afin que l’on soit certains de mobiliser nos nageurs sauveteurs », indique-t-il. Compétitions d’aviron, trails, swimrun… L’éventail est large. L’an dernier, lors du marathon de Nantes, les secouristes ont pris en charge une centaine de personnes. « Les nageurs sauveteurs ont envie de participer, car ils savent qu’il y aura des choses à faire et c’est enrichissant pour eux », explique Maël.
Le CFI nantais a engagé, entre 2023 et 2025, une importante phase d’investissement afin de développer ce pôle. Ils ont, notamment, acquis des sacs de premiers secours, des défibrillateurs et des dispositifs d’oxygénothérapie. Objectif : gagner en autonomie afin d’assumer des dispositifs de secours sans l’appui d’autres CFI. « J’ai beaucoup appris en gérant ce pôle DPS », souligne Maël, qui compte bien poursuivre cette aventure bénévole.
Deux heures chaque soir
Début novembre a eu lieu la deuxième édition du marathon international de la Côte d’Amour. L’un des DPS les plus importants dont a la charge le CFI de Nantes. Soixante nageurs sauveteurs y ont assuré la sécurité des courses qui se sont enchaînées le temps d’un week-end. Pour le responsable du pôle DPS, tout est une question d’organisation et d’anticipation.
« Depuis quelques semaines, tous les soirs, quand je suis chez moi, je m’y attelle durant deux heures », décrit-il. Gestion du matériel, mobilisation des effectifs, réunions en préfecture, organisation de la logistique sur place… Voici, en quelques mots, un aperçu du travail bénévole qui incombe à Maël. « Ça demande beaucoup de temps, précise-t-il. Pour ce type de DPS, les sollicitations débutent dès l’été, mais j’aime quand les choses sont bien faites. »
Article rédigé par Julia Tourneur
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