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Un gilet de sauvetage pour enfant conçu par la SNSM et Décathlon

publié le15 May 2024

écrit parJean-baptiste Lindner

mis à jour le15 May 2024

La SNSM et Decathlon/Tribord ont sorti ensemble un gilet pour les enfants de 10 à 15 kilos © Decatlhon

La mer n’attend pas ! Les premières expériences sur l'eau peuvent commencer dès le plus jeune âge. La SNSM et TRIBORD, marque de DECATHLON, ont travaillé ensemble pour proposer un gilet adapté aux enfants de 10 à 15 kilos.

Les Sauve­teurs en Mer et TRIBORD, marque de DECATH­LON, ont conçu ensemble un gilet de sauve­tage dédié à la navi­ga­tion hautu­rière en 2021. Trois ans plus tard, nouveau défi pour un nouveau public : nous avons mis au point un gilet de sauve­tage pour les enfants pesant de 10 à 15 kilos. Il leur permet­tra d’ef­fec­tuer des balades en mer ou pratiquer des loisirs nautiques en toute sécu­rité.

Après deux ans de concep­tion, ce gilet est désor­mais en vente dans les maga­sins DECATH­LON au prix de 40€. Il a été pensé pour la sécu­rité des enfants, mais aussi pour une prati­cité maxi­male pour les adultes qui les accom­pagnent. « Au-delà du respect de la norme, l’ac­com­pa­gne­ment et l’ap­pro­ba­tion de la SNSM sur nos proto­coles de tests sont essen­tiels pour le déve­lop­pe­ment et la vali­da­tion de nos produits  », précise Néhé­mie West­phal, chef de produit sécu­rité chez DECATH­LON. 

Testé d’abord sur un mannequin, puis en piscine par des enfants et enfin à bord des embar­ca­tions au pôle natio­nal de forma­tion de la SNSM à Saint-Nazaire, le gilet a été déve­loppé pour être le plus perfor­mant.

« La norme exige que le gilet retourne un enfant incons­cient sur le dos, en maillot de bain. Mais les vête­ments empri­sonnent de l’air et contraignent l’ac­tion du gilet. Nous avons donc accom­pa­gné Tribord pour répondre à cette contrainte en travaillant sur la forme du gilet et le posi­tion­ne­ment des mousses », souligne Benja­min Serfati, direc­teur des achats des Sauve­teurs en Mer. Le choix s’est porté vers un modèle en forme de pyra­mide, pour que l’en­fant se retourne rapi­de­ment en cas de chute à l’eau. Il se posi­tion­nera alors faci­le­ment sur le dos, de manière stable en ayant la tête tota­le­ment hors de l’eau et les voies respi­ra­toires déga­gées. 

Le gilet de sauve­tage s’en­file par le côté gauche. Il est réglable au niveau des épaules pour que l’en­fant ne soit pas en mesure de le reti­rer sans un adulte. Orange et équipé de bandes réflé­chis­santes, il est faci­le­ment repé­rable de jour comme de nuit.

Dans tous les cas, en cas d’ac­ci­dent, un seul réflexe : appe­ler le 196, numéro des secours en mer joignables par télé­phone ou le canal 16 sur une VHF. 

Nos sauve­­­teurs sont formés et entraî­­­nés pour effec­­­tuer des sauve­tages. Grâce à votre soutien, vous les aidez à être présents la prochaine fois ! 

Si l’enfant perd connaissance, le gilet permet de le redresser sur son dos automatiquement © Decathlon

Quel gilet pour quel usage ?

Avant toute sortie en mer, il faut penser au gilet de sauve­tage. S’il n’y a pas d’obli­ga­tion légale de le porter à bord d’un bateau, il est en revanche indis­pen­sable qu’il y en ait un par personne à bord. Mais revê­tir un gilet de sauve­tage augmente consi­dé­ra­ble­ment vos chances de survie si vous tombez à l’eau. Selon la SNSM, huit noyades sur dix auraient pu être évitées si les victimes avaient porté un gilet. En mousse ou gonflable, comment choi­sir son gilet de sauve­tage ?

Si vous pratiquez la voile légère, c’est-à-dire du déri­veur, de la planche à voile, du cata­ma­ran par exemple, il faut s’orien­ter vers un équi­pe­ment d’une flot­ta­bi­lité d’au moins 50 newtons (N). Plus la flot­ta­bi­lité est grande, plus le gilet sera effi­cace. Ce type de gilet ne retourne pas le naufragé sur le dos, mais libère les voies respi­ra­toires. Il est appro­prié pour une sortie en mer jusqu’à 2 milles d’un abri.

Si vous faites du kayak, privi­lé­giez un gilet de 70 N.

Pour la navi­ga­tion côtière, prévoyez au mini­mum un gilet de 100 N. Il permet­tra à une personne tombée à l’eau de se retour­ner sur le dos afin de pouvoir respi­rer, à condi­tion que ses vête­ments ne soient pas trop lourds. Idéal pour les eaux inté­rieures ou proté­gées.

Pour la navi­ga­tion semi-hautu­rière et hautu­rière, à plus de 6 milles d’un abri, il faut choi­sir un gilet d’au moins 150 N. Il retourne la victime en moins de cinq secondes, sauf dans les rares cas où elle est très lour­de­ment vêtue. Ils sont équi­pés d’une sangle sous-cutale en plus de bandes réflé­chis­santes, d’un sifflet et d’une poignée de halage.
Pour la navi­ga­tion hautu­rière, il faut privi­lé­gier le gilet à la flot­ta­bi­lité la plus impor­tante : 275 N. Un modèle de ce type permet­tra le retour­ne­ment de la personne tombée à la mer en moins de cinq secondes, même habillée de vête­ments de protec­tion lourds.

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