Communiqué de presse

200 ans du sauvetage en mer : 200 ans de vies sauvées, de bénévolat et de solidarité maritime

publié le27 Novembre 2025

écrit parJean-baptiste Lindner

mis à jour le27 Novembre 2025

Jusqu’alors, les victimes de « fortunes de mer » devaient comp­­ter sur la présence d’un témoin capable de leur venir en aide ou d’aler­­ter des secours. À l’époque, l’es­sor des bains de mer néces­site de recru­ter des surveillants de baignade. La créa­­tion de la station de Boulogne-sur-Mer change la donne, entrai­nant la créa­tion d’autres stations de sauve­tage en mer partout en France. Depuis, plusieurs orga­ni­sa­tions dont l’his­to­rique SHN (société humaine et des naufrages de Boulogne), ont fusionné pour deve­nir l’ac­tuelle SNSM.

Aujour­d’hui, la SNSM, premier arma­teur de France en nombre de navires, est la seule orga­ni­sa­tion qui porte secours de la plage au large. Asso­cia­tion recon­nue d’uti­lité publique, elle s’ap­puie sur 10 000 béné­voles qui œuvrent à partir de 205 stations de sauve­tage, 32 centres de forma­tion et d’in­ter­ven­tion (CFI) sur le terri­toire français métro­po­li­tain et ultra­ma­rin. Chaque année, les Sauve­teurs en Mer de la SNSM portent secours à plus de 30 000 personnes.

En 200 ans, le sauve­tage en mer s’est moder­nisé sans oublier ses tradi­tions et son maitre-mot : le béné­vo­lat. La soli­da­rité des gens de mer est toujours indé­niable et la mission reste la même : sauver des vies.

Le sauve­tage en mer, entre tradi­tion et moder­nité

De la créa­tion de la station de sauve­tage boulon­naise aux suivantes, en passant par les drames qui ont meur­tri la SNSM (de l’Aber­wrac’h aux Sables d’Olonne), et aux évolu­tions du sauve­tage en mer, navi­guez dans 200 ans d’his­toire sur la frise chro­no­lo­gique de la SNSM.

Depuis toujours, la forma­tion des Sauve­teurs en Mer repose sur le compa­gnon­nage grâce aux anciens qui trans­mettent leur expé­rience et savoir-faire en matière de navi­ga­tion et de sauve­tage. Mais aujour­d’hui, les béné­voles sont de moins en moins issus des profes­sions mari­times et les pratiques de loisirs nautiques ont évolué. La SNSM a donc struc­turé des parcours de forma­tion, mis au point des réfé­ren­tiels de forma­tion rigou­reux, formé ses forma­teurs et déve­loppé son offre de stages. L’en­vi­ron­ne­ment s‘est profes­sion­na­lisé pour une mission béné­vole acces­sible à tous ceux qui souhai­te­raient rejoindre les rangs et s’en­ga­ger pour le secou­risme et le sauve­tage en mer.

En paral­lèle, la flotte de sauve­tage évolue à mesure que les navires vieillissent et que les finances de l’as­so­cia­tion le permettent. Un grand plan de renou­vel­le­ment des embar­ca­tions a été lancé il y a dix ans. L’objec­tif : faire face au vieillis­se­ment de ses bateaux actuels, homo­gé­néi­ser sa flotte, amélio­rer la sécu­rité des sauve­teurs mais aussi s’adap­ter aux nouvelles pratiques nautiques et répondre aux enjeux écolo­giques.

Le maté­riel et les équi­pe­ments, quant à eux, se moder­nisent : plus ergo­no­miques et confor­tables, ils sont, après le retour d’ex­pé­rience des sauve­teurs, de mieux en mieux adap­tés aux condi­tions d’in­ter­ven­tions actuelles et la SNSM s’ins­crit dans une démarche inno­vante avec du maté­riel à la pointe de la tech­no­lo­gie, comme c’est le cas pour les nouvelles camé­ras ther­miques présentes à bord des navires.

D’hier à aujour­d’hui, des sauve­teurs béné­voles enga­gés

Deux siècles plus tard, la SNSM célèbre l’en­ga­ge­ment sans faille des Sauve­teurs en Mer. Ils sont étudiants, retrai­tés, agents immo­bi­liers, méca­ni­ciens, restau­ra­teurs, infir­miers, profes­seurs des écoles… Leur point commun ? Ils sont des béné­voles passion­nés et répondent présents, 365 jours par an, 24h sur 24, depuis 200 ans au service des usagers de la mer.

Un profes­sion­na­lisme qui néces­site une forma­tion longue et de haut niveau, de nombreux entraî­ne­ments…et d’y consa­crer une part impor­tante de son temps libre ou fami­lial.

Recon­nue d’uti­lité publique en 1970, la SNSM est une asso­cia­tion à but non lucra­tif, dont le modèle repose sur le béné­vo­lat et les dons. Son finan­ce­ment est unique : près de 60 % provient de la géné­ro­sité du public et des entre­prises mécènes.

Les Sauve­teurs en Mer ont lancé une grande campagne natio­nale de collecte, l’oc­ca­sion de rappe­ler que le soutien de tous est vital à la péren­nité du secours en mer en France. Tout don parti­cipe à l’en­tre­tien et au renou­vel­le­ment des bateaux de sauve­tage, du maté­riel et des équi­pe­ments, mais aussi à la forma­tion exigeante des sauve­teurs béné­voles.

Depuis 200 ans et pour long­temps, donner à terre c’est sauver en mer.

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager